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Le champ préventif

•    Le traitement de terrain

Dans la plupart des cas, le symptôme est l’arbre qui cache la forêt. Il sert de signal d’alarme pour avertir que les capacités d’adaptation et de compensation de l’organisme sont dépassées.

L’ostéopathie, par son action sur le système nerveux autonome redonne au corps sa capacité à gérer les phases d’action et de réparation des tissus et à régénérer le potentiel vital et endocrinien. Elle peut être un des facteurs d’évitement du « burn-out »

•    Le traitement para-orthodontique

L’esthétique est bien souvent la source de l’appareillage des dents. Ainsi vont, ferraillage dans la bouche, nos adolescents aux attitudes déjà ingrates, promesse de lendemains aux sourires éclatants…!

Mais combien d’échecs de ces redressements et combien de scolioses qui démarrent, de dos qui se voûtent ou de myopies qui se déclarent ;  et combien d’idées noires qui se brassent, s’ajoutant au stress de la scolarité et aux perspectives incertaines de l’avenir !

En effet, si ces dents poussent de travers, si cette mâchoire part trop en avant ou trop en arrière, il y a bien une raison. C’est que la bouche est le lieu où s’harmonisent et se régulent l’arrière et l’avant du crâne lors de sa croissance. L’occlusion des dents manifeste cette régulation qui se cherche.

Si ça ne s’ajuste pas, y aurait-il un conflit ?

C’est fort possible.

Heureusement il existe une méthode pour le résoudre. C’est la thérapie crânio-sacrée qui équilibre les os du crâne et autorise ainsi une croissance telle qu’elle doit être.

Finis les sourires disgracieux !

Le suivi ostéopathique, complément souvent oublié de l’orthodontie, accélère le traitement, favorise la réharmonisation de la sphère crânienne en douceur en redonnant à l’adulte en devenir sa globalité et peut éviter bien des rechutes.

•    Le traitement des nourrissons

Le vécu de la naissance laisse des traces inoubliables chez la maman et chez le bébé.

Chez le bébé, ces traces sont portées par son organisation corporelle ; sa peau et tous les fasciae profonds (on peut imaginer les fasciae comme les cordes larges et plates d’une marionnette à l’intérieur du corps).

Cette organisation corporelle n’est encore liée ni à la motricité ni à la gravité ; elle dépend plutôt de sa position d’enroulement dans le ventre de la mère et du chemin spiralé au travers de la filière génitale (« véritable toboggan ») de la maman au moment de la naissance, mais aussi des liens affectifs tissés durant la grossesse et après. Il s’ensuit que le résultat de ces processus s’exprime par des nœuds fasciaux générateurs de tensions dans le corps du bébé.

Ces perturbations peuvent se manifester par des troubles digestifs, des problèmes de sommeil, des pleurs et cris exagérés, voire par des torticolis, des strabismes, des otites et rhinites à répétition puis sur le plan de la motricité par des retards ou manques dans les étapes du développement vers l’acquisition de la marche (asymétrie de la rotation de la tête, absence de 4 pattes, hypertonie permanente, déficit de coordination en relation croisée, station assise tardive) et ultérieurement du langage.

Le déroulé de la naissance par son traitement cranio-viscéro-sacré permet de dissoudre ces tensions et de résoudre, sur le plan émotionnel, l’impact lié à une trop forte impression des tissus corporels du nourrisson avec pour conséquence, la résolution des troubles qui y étaient liés.

Le rôle des mères dans la détection des troubles est fondamental.

•    La préparation de l’accouchement

L’ostéopathie peut jouer un rôle important dans tous les désagréments liés à la grossesse et en suite et préparation d’accouchement
À l’image des fondations, le bassin est notre base sur laquelle s’épanouissent le tronc et les fruits que sont les membres et la tête.

Son déséquilibre pour différentes raisons (habitudes posturales, chocs ou efforts violents) ou plus insidieusement par des tractions internes peut à moyen terme perturber l’organisation générale du corps. Il peut ainsi affecter les fonctions motrices (la marche et le péristaltisme intestinal), mais aussi sexuelles et maternelles.

En effet tous les 28 jours, le cycle lunaire rappelle au corps de la femme qu’il possède la capacité d’engendrer. Au cœur d’une coupe osseuse, normalement à l’écart des lignes de force se situe l’utérus, organe maturant la vie. Troublé par des désordres physiques jumelés à des événements émotionnels, il devient le siège de relations sexuelles douloureuses, de règles douloureuses ou en retard, d’absence de règles, de stérilité, de grossesse et de ménopause difficiles sur lesquelles le geste ostéopathique peut avoir une action.

L’ostéopathie trouve ainsi sa place pendant la grossesse en favorisant une bonne mobilité du bassin, gage d’un accouchement facilité et, après l’accouchement, pour aider à la réharmonisation de l’ensemble sacrum/bassin afin de favoriser la rééducation des troubles mictionnels ou intestinaux (constipation diarrhée) et la régénération de la femme.